Savoir lire le non verbal du mensonge

Savoir lire le non verbal du mensonge

Décoder le mensonge peut se faire au travers de multiples indices présents dans la communication non verbale de celui qui ment. Un des systèmes de développement humain qui existe depuis environ 40 ans, La PNL (programmation neurolinguistique) offre des notions et exercices à ce sujet. Vous pouvez consulter les livres du co-fondateur à ce sujet, Richard Bandler. Si vous voulez des références plus précises sur la communication non  verbale, vous pouvez m’écrire via ce formulaire. Être capable de lire l’état émotionnel du menteur peut vous aider si vous pouvez décoder ce qui se passe dans les yeux de la personne. En 2008, Albert VRIJ, le professeur de psychologie à l’université de Porsmouth (UK), a mené une expérience avec son équipe, visant à étudier la corrélation entre les clignements de paupières et le mensonge. Pour cela, il a réuni 26 sujets répartis en 2 groupes de 13 personnes, un groupe « vérité » et un groupe « mensonge » :

Une étude révélatrice sur le langage non verbal


Les personnes du groupe « vérité » devaient passer dix minutes dans un bureau, sans rien faire de spécial. Avec la condition que ce qu’il faisait dans le bureau ne devait pas être caché par la suite. Ces personnes ont ensuite été interrogées sur leurs occupations pendant ces dix minutes. Elles ont été considérées comme des véridiques, n’ayant aucune raison de mentir face à un membre du personnel administratif.

Les participants du groupe « mensonge » devaient s’introduire dans un bureau voisin du directeur de l’université, pour y voler des sujets d’examen. Les personnes étaient ensuite interrogées par un membre du personnel administratif. Lors de la phase d’interrogation les personnes ne devaient pas révéler ce qu’ils avaient fait, c’est-à-dire ne pas avouer le vol des sujets d’examen.

Chaque sujet était donc interrogé par une personne du personnel administratif. Une caméra permettait ensuite de comptabiliser le nombre de clignements de paupières avant, pendant et après l’interrogatoire des sujets de chaque groupe.
Les résultats de cette expérience ont montré que les sujets des groupes « vérité » et « mensonge » clignaient des paupières en moyenne 12 fois par minutes avant l’interrogatoire. Pendant l’interrogatoire cette moyenne augmentait légèrement dans le groupe « vérité » (14 battements par minute) mais en revanche elle diminuait dans le groupe « mensonge » (10 battements par minute). La plus grande surprise a été qu’après l’interrogation, les personnes du groupe « mensonge » clignaient en moyenne 22 fois par minutes alors que le groupe « vérité » demeurait dans sa moyenne. Les personnes du groupe mensonge « mensonge » clignaient alors deux fois plus des paupières juste après avoir menti.

Savoir lire les micros mouvements du non verbal

Ce phénomène s’expliquerait par l’activité cognitive au cours du mensonge. Dans les faits, mentir nécessite un effort intellectuel et mental assez important dans le but d’inventer une histoire, contrôler ses propres incohérences de discours, etc… Cet effort cognitif ralentit ou arrête complètement la fréquence des clignements de paupières lorsque la personne émet le mensonge. Lorsque que la personne a terminé de dire son mensonge, son cerveau procèderait alors à une décharge cognitive qui se traduit par une forte augmentation de la fréquence des clignements des paupières.

La fréquence des battements de paupières est intimement liée à l’activité cognitive et émotionnelle du sujet. Les psychologues Ponder et Kennedy (1928) ont constaté que l’observation des clignements peut permettre d’identifier les conduites émotionnelles masquées. Selon ces mêmes auteurs une personne qui contrôle ses états émotionnels sur le plan vocal, facial ou gestuel, laissera filtrer son état réel par la fréquence de clignement. Bien que n’étant pas une preuve inéluctable de mensonge, l’observation de la variation de fréquence de clignement des paupières avant, pendant et surtout après un échange verbal peut être un indice du langage non verbal important, à prendre en considération dans la recherche de la vérité.

Pour pouvoir être observateur du clignotement des yeux, il est donc très important de savoir lire les micros mouvements pour décoder le langage non verbal. Les clignotements ne sont qu’une partie de la communication qui vous permettront d’être compétent à décoder les signes. Si vous voulez améliorer ces compétences, j’offre du coaching et des ateliers qui ont aidé plusieurs centaines de clients . Si vous croyez que cela peut vous aider, je vous invite à remplir mon formulaire ici (évaluation gratuite).

©Marie-France Archibald, fondatrice et coach depuis 2004

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